Cartes sur Lanvollon - Bréhec & Lanloup en un siècle

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Cartes sur Lanvollon

Cartes postales anciennes de Lanvollon
149 cartes de Lanvollon entre 1901 et 1940.
10 lettres et 1 entier postal du 19ème siècle, 1 carte-lettre et 1 lettre du 20ème.

Un peu d'histoire
Le site de la mairie raconte que l'histoire de Lanvollon remonte au VIIème siècle lorsqu’un moine irlandais du nom de Vollon y bâtit un monastère. Ainsi, on peut traduire Lanvollon par le « lieu sacré de Vollon»: lann est un terme du vieux breton se traduisant par «ermitage». Ce monastère subsista jusqu’aux invasions normandes du Xème siècle. Lanvollon ne deviendra une paroisse qu’après la fin des invasions normandes, vers le Xème siècle, période où sa population a dû s’accroître, et son église sera placé sous l’égide de saint Samson, premier évêque de Dol, la ville étant rattachée au comté du Goëlo.
Quant à l'église de Lanvollon, le site Paroisses de Paimpol et de Plouha ici nous fournit un bel aperçu de son histoire et précise que l'église est dédiée à saint Samson, fondateur du diocèse de Dol. Le site ajoute (verbatim):
Cet évêché était le plus petit de Bretagne en superficie, mais le plus puissant jusqu’à la révolution française, il a même été archevêché de Bretagne du 9e au 12e siècle. À cette époque notre souverain, Breton Nominoë, voulait une certaine indépendance de son royaume. L’église bretonne devient une province indépendante. Le territoire du diocèse de Dol, malgré sa petite surface géographique, possédait des enclaves dans toute la Bretagne. C’était le cas pour la paroisse de Lanvollon d’où le culte de saint Samson pour notre église.
C’est-à-dire que jusqu’à la révolution Française, Lanvollon dépendait du diocèse de Dol, formant ainsi une enclave dans le diocèse de Saint-Brieuc (c’est d’ailleurs très souvent le cas pour les sanctuaires consacrés à saint Samson). Dans notre secteur, nous pouvons citer la paroisse Saint-Loup de Lanloup, elle aussi enclave de Dol.
Notre église Saint-Samson à une origine très ancienne et conserve des parties datées du 14e siècle comme le fenêtrage de la maîtresse vitre, l’édifice fût en grande partie reconstruit au cours du 19e siècle. Intéressons-nous à cette maîtresse vitre (le grand vitrail dans le chœur), elle est daté comme de très nombreux vitraux du début du 20e siècle, et est signé BESSAC Grenoble. Cet atelier réalise des vitraux dans l’église de Ploubazlanec, Paimpol ou Tréméven… Une inscription en bas à droite indique ceci « cette église a été restaurée en 1913-1914 par les soins de Mr Allain curé doyen et avec les offrandes généreuses des paroissiens ». Il représente dans sa partie centrale les derniers sacrements de saint Samson et de sa mort, en présence de ses disciples, compagnons, seigneurs locaux et de son successeur, en arrière-plan de cette scène on devine le Mont Saint-Michel faisant référence à Dol et à sa proximité avec la célèbre abbaye. Dans la partie supérieure on remarque plusieurs écussons comme au sommet les armes des ducs de Bretagne et la devise « À MA VIE » (les armes du Goëlo que l’on peut aussi attribuer à la célèbre famille d’Avaugour). Les écussons du pape et de l’évêque de l’époque y sont présentés, deux anges dominent l’ensemble.
Saint Samson premier évêque de Dol fait partie des sept Saints fondateurs de la Bretagne. Le père de Samson et Anne sa mère étaient stériles, et rendirent visite à un saint homme. Une nuit suivante un ange annonça la bonne nouvelle à sa mère et lui indiqua le nom de Samson. Très jeune, Samson rejoignit Pol Aurélien futur évêque de Saint Pol de Léon, et Gildas futur abbé de Rhuys. Il vint ensuite au pays de Dol où il en deviendra l’évêque, lors de sa consécration épiscopale, on vit descendre une colombe…
À Dol, il veilla sur ses diocésains, rebâtit des églises ruinées par les guerres, éleva des monastères où des clercs furent formés, et chaque année visitait son diocèse. Il y multiplia les miracles, il résista à quelques tentatives d’empoisonnement et à la fin, « Dieu le voulut récompenser et lui envoya une maladie » mortelle.
Selon Albert Le Grand, historien Breton du 17e siècle, saint Samson serait décédé le 28 juillet 615, âgé de 120 ans.
Précurseurs et exemples remarquables
Lettres de 1841 à 1872, entier postal de 1883, carte-lettre de 1912 et lettre de prisonnier de guerre en Allemagne de 1915. Trois timbres avec petit (1647) et gros (1958) cachets de l'époque Empire ainsi qu'un cachet de 1896. Pour plus d'information sur les timbres et cachets, voir la page sur la datation des cartes postales ici.
1901-1910
Les premières cartes de Lanvollon semblent être celles d'Armand Waron, que le cliché du dos permet de dater d'avant novembre 1903. Vu les numéros, je pense qu'il s'agit de cartes éditées en 1902. J'en possède deux exemplaires circulés en 1903. Pour en savoir plus sur Armand Waron, voir la page dédiée ici.
Jean-Baptiste Barat effectue plusieurs passages à Lanvollon durant cette décennie, entre 1903 et 1906. On note la belle animation du marché aux grains ainsi que la 'Foire aux socialistes'. Pour en savoir plus, et notamment sur les fameux socialistes, voir la page dédiée à Jean-Baptiste Barat ici.
Les cartes Mancel, photographe et éditeur de Binic, sont également des années 1903-1904, celle du costume étant prise quelques années plus tard. C'est la seule trace du passage d'André Mancel à Lanvollon.
La belle série de la Guingampaise Marie Hamon fut prise vers 1905-1906. Comme à son habitude, les cartes proposées vont au-delà des simples paysages pour s'attarder sur les gens du pays au travers de scène de la vie quotidienne, et notamment des marchés. Les cartes Hamon sont les tirages originaux tandis que celles imprimées Tirel-Hamon sont postérieures à 1909, année de son mariage à Eugène Tirel. Pour en savoir plus sur Marie Hamon, voir la page dédiée ici.
Les cartes d'Émile Hamonic sont de la deuxième moitié de la décennie ainsi que celle de Binet (costumes) et de Le Roy (vers 1909). J'ai un doute sur la coiffe de la carte de Binet mais aucun sur la toukenn à pointes illustrée sur les cartes Hamonic. Comme souvent chez Hamonic, certains clichés se retrouvent dans différentes collections. C'est le cas ici pour l'hôtel Keratry que le numéro 3000 place dans cette décennie, alors que le numéro 8434 est une réédition de la décennie suivante. Pour en savoir plus sur Émile Hamonic, voir la page dédiée ici.
Les cartes ci-dessous sont génériques, l'éditeur remplaçant le nom de la ville. Ces cartes étaient ensuite distribuées via les bureaux de tabac. La majorité des exemplaires présentés ici ont circulé avant 1911, mais il est possible qu'un ou deux exemplaires non affranchis soient de la décennie suivante.
1911-1920
J.-B. Barat revient à Lanvollon peu avant guerre, cette série datant de 1913. Cette fois-ci, il s'attarde plus longuement sur la ville et ses habitants, et prend un cliché d'une Lanvollonnaise en costume.
Émile Hamonic revient également à Lanvollon entre 1911 et 1920. On note trois cartes non numérotées sur le pensionnat du Sacré-Cœur, sans doute une commande de l'école pour vendre des cartes de l'établissement.
1921-1930
Je n'ai trouvé que peu de cartes sur Lanvollon pour cette période. À cette époque, la grande compagnie toulousaine Thiriat-Basuriau place ses clichés dans les cafés en inscrivant le nom du débitant en tant qu'éditeur. Je n'ai jamais vu de telles cartes sur Lanvollon. Néanmoins, deux diaporamas présentent des cartes et cartes photo de clichés pris au cours de cette décennie.
Tout d'abord, une série de cartes et une carte photo commémorant la Journée eucharistique du 5 juin 1921. Pour mémoire, une journée eucharistique (ou congrès, lorsque prenant place sur plusieurs jours) est une procession destinée à affirmer l'adoration de Jésus et de l'Eucharistie ainsi qu'un témoignage public de foi au travers d'une marche rappelant celle des disciples lorsqu'ils accompagnaient Jésus et proclamaient la Bonne Nouvelle au reste du monde. Les participants proclament ainsi leur foi tout en invitant les gens de la communauté à entendre leur appel missionnaire.
Parmi les éditeurs de la région, seul Jean-Baptiste Barat semble revenir au début des années 20, vers 1922 (il vend son magasin et les droits de retirage en 1924). La numérotation indique qu'il me manque certaines cartes de la série. Si vous pouvez contribuer, n'hésitez pas !
1931-1940
Armand Waron reprend énormément de clichés sur la région fin 1930, début 1931. On trouve de nombreuses cartes sur Bréhec (55xx/560x) et Plouha (54xx) avant celle sur Lanvollon (550/1x), suivies d'autres clichées sur Plouha (552x), ce qui constitue le témoignage le plus complet de ces années-là. Notons également que les premières cartes du diaporama (A.W.-1/9) ont une numérotation différente bien que la légende indique A.W. Le dos de la carte A.W.-7 fournit la réponse, à savoir que c' est le fils d'Armand, Jacques, qui édite cette série. J'ignore si le fils Waron commence sa propre collection par Lanvollon ou si les cartes sont numérotées selon l'endroit qu'elles illustrent, c' est-à-dire Lanvollon de 1 à X. On retrouve notamment des cartes sur Bréhec (7xx) avec un dos imprimé 'Collection J. Waron - Saint-Brieuc', dont une circulée en 1934, mais qui ne fournissent pas d'éclairage puisque les mêmes clichés se retrouvent avec le nom soit du père, soit du fils. Dans les années 40, y compris pendant la guerre, les cartes sont retirées avec un aspect photo, témoignant ainsi des progrès réalisés dans la production de cartes postales. Dans les années 50, la société édite de nouvelles cartes de la région sous la mention 'Société des Éditions WARON & Cie - St-Brieuc - Orléans' ainsi qu'une marque déposée 'La Bretagne Pittoresque' au dos, le cliché couvrant l'intégralité du verso de la carte (on appelle recto la partie de la correspondance et de l'adresse).
Les quelques cartes diverses ci-dessous datent également des années 30. La première est une édition Le Jan, sans doute cafetier ou marchand de journaux de Lanvollon. La deuxième n'a aucune référence et pourrait être classée comme antérieure vu son style. La troisième est une carte Combier. Enfin, la dernière est une carte photo de la Société d'Art Dramatique Lanvollonnaise.

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